« Refuge très rustique qui donne une ambiance plus authentique et plus fidèle à la montagne ». Le topo ne ment jamais (sauf sur les distances 😉).
Bref, confort un peu spartiate au refuge d’Ambin dans le petit dortoir de 16 personnes. Les matelas à touche-touche, à peu près de la largeur d’épaules d’Edouard, ne permettent pas vraiment de changer de position de sommeil sans toucher/réveiller son voisin.
C’est donc après une nuit for-mi-da-ble que nous attaquons la dernière étape du trek 2026. Étape modifiée pour tenir compte des fortes contraintes imposées par l’actualité (nécessité de manger une glace à l’arrivée, tout en étant à l’heure pour le train et pour France-Espagne).

Nous partons donc légers pour un aller-retour au Lac Noir, avant de récupérer les sacs au refuge, puis de finir la descente jusqu’à notre… véhicule (je ne sais pas s’il faut le qualifier d’utilitaire, de fourgonnette, de camionnette).
Après une mise en jambes de 15mn jusqu’à la traversée du torrent, le sentier monte franchement dans la pente et nous fait rapidement prendre de la hauteur sur la vallée et ses cascades.

Une petite suée de plus et la pente se fait plus douce jusqu’à déboucher sur un plateau idyllique : un filet d’eau descendant de feu le glacier du Sommeiller, devant un superbe cirque minéral.


Encore un petit effort pour arriver jusqu’au cadre relaxant du Lac Noir. Nous y resterons presque 1h à profiter du calme et des petits poissons qui nous lèchent les pieds !


Mais, il est temps de faire le chemin en sens inverse et de profiter à nouveau de ce spectacle en descente. En moins d’une heure, nous voici de retour au refuge d’Ambin pour retrouver nos sacs.

Nous rejoignons ensuite la vallée et enfin la civilisation avec ce qu’elle a de pire (le réseau téléphonique) et de meilleur (les glaces) !

Et pour ne pas finir sur un mot triste avec l’amère défaite des Bleus à notre retour à Grenoble, terminons par une innovation 2026 à savoir un bilan détaillé basé sur des observations objectives et mesurables.
LE VRAI BILAN DU TOUR DES DENTS D’AMBIN 2026
Paysages
Note sur la qualité des paysages rencontrés (de 0/10 = forêt à 10/10 = splendide lac de montagne)
Peu de forêt, 3 lacs magnifiques, un plateau bucolique, des vallées sauvages et du minéral ! Pas grand chose à retirer de ce tour.
Peut-être un passage en balcon un peu trop long le deuxième jour et une fin de J4 avec un chemin forestier puis une route sur quelques kilomètres.
Note : 8,5/10. Mention très bien.
UTMB Index
Mesure le niveau de difficulté physique et technique des étapes (de 0/10 = très facile à 10/10 = exigeant)
Avec des étapes relativement courtes (9,5 à 15km) et un dénivelé toujours raisonnable (max 1100m D+), pas besoin d’avoir la condition physique de Kilian Jornet pour ce tour des Dents d’Ambin, qui peut tranquillement se faire en 3 jours.
Mais, quelques passages raides ou délicats tout de même :
- la fin du sentier alpin pour le refuge Vaccarone avec pas mal de cordes, une belle cheminée et une moyenne à 40% sur les 500 derniers mètres
- La montée au col d’Ambin depuis Levi Molinari : un sympathique kilomètre vertical avec une fin bien raide dans les cailloux
- La descente vers le lac d’Ambin, courte mais raide et technique
Note : 4/10. Formalité.
Confort des refuges
Sur le papier, avec 1 seule douche sur les 3 nuits, on ne s’attendait pas à grand-chose, mais on a quand même été déçus.
Finalement, pas de douche non plus à Levi Molinari (manque d’eau) même si les douches « en rivière » sont plutôt bien passées.
Les refuges italiens étaient quand même plus confortables que le refuge d’Ambin, qui fait descendre la note avec sa mini pièce commune et ses dortoirs exigus.
À noter aussi : le retour en force des toilettes turques qui font un 2/3. Soft power d’Erdogan.
Note : 3/10. 1 étoile.
Nourriture
2 refuges italiens assurent déjà forcément une bonne note, même si on ne s’est pas gavé comme d’autres fois.
- Vaccarone : soupe « riche » avec pâtes et légumineuses, porc et patates au four, crostata à la confiture, caffè
- Levi Molinari : pâtes al ragù, polenta/saucisse, crostata et espresso ☕️
- Ambin : soupe aux pois cassés, porc et pâtes aux champignons, moelleux au chocolat (ou brownie – VAR toujours en cours)
Et, au petit-déjeuner, des confitures locales et excellentes à chaque fois.
A noter tout de même : une erreur manifeste le premier soir avec un mauvais jugement sur le parmesan, amené avec la soupe et que nous pensions prévu pour d’éventuelles pâtes à suivre. Petit ange reparti trop tôt de la table…
Note : 7/10. « Plat » du pied, sécurité

Touristomètre
A ne pas confondre avec le Touristamètre qu’il serait intéressant de mesurer aussi, en lien avec les repas et les toilettes turques.
On savait que ce ne serait pas l’affluence de la Vanoise ou du Mont Blanc, mais, on peut dire qu’on a globalement croisé très peu de monde sur les sentiers. Toujours un bon plan de choisir l’Italie un week-end du 14 juillet.
La note ressentie est un peu affectée par 2 facteurs non maîtrisables :
- La « fête de l’escalade » organisée au refuge Levi Molinari en ce dimanche et qui a attiré une foule importante l’après-midi
- La présence aux 3 refuges de grands groupes, gais mais bruyants, de 9, 10 et 13 personnes.
Note : 8/10. Calme
Zoo Score
- Des bouquetins tous les jours : des mâles, des femelles, des petits… d’abord loin, puis très près.
- Pas mal de marmottes aussi, un peu plus farouches.
- Mais aussi, des chiens câlins dans les refuges (surtout Mila ❤️ à Vaccarone) et quelques vaches paisibles.
- Malheureusement, toujours pas de chamois.
Note : 8,5/10. Exigence.

Le touristomètre mériterait une note sentiers (9/10) et une note refuge (3/10). Ces grands groupes tous les soirs en refuge, du jamais vu et vraiment le point noir pour moi ! Pour tout le reste c’était le top ❤️
Merci pour votre commentaire. Sachez que nous regrettons ce ressenti en refuge. Nous faisons au mieux pour vous proposer des refuges à taille humaine mais nous sommes parfois dépendants de la présence d’autres humains. Nous espérons néanmoins vous revoir lors d’un prochain séjour.