Le trek annuel de cette année est une nouvelle fois transfrontalier (France-Italie) : après le Thabor 2010, l’Archeboc 2019 et le Ruitor 2023, ce sera le tour des Dents d’Ambin, à côté du Mont Cenis.
Le désistement tardif de Julie (mot d’excuse accepté !) nous fait partir à 5 avec Minimat et les frères Gunther et Edouard. Cela ne justifie plus la réservation d’un véhicule pour 6 personnes mais, qu’importe ! Nous partons avec notre location passe-partout.

Pour la première journée, la météo annonce un temps orageux très tôt dans l’après-midi, c’est donc un réveil aux aurores à Echirolles (« j’ai beau être matinal… ») pour pouvoir faire la route et démarrer l’étape dès 9h15.


Nous commençons directement avec une petite mise en jambe de 500m D+, sous une température déjà très élevée en cette période de canicule. Heureusement, toute cette portion se fait en forêt (qui eut cru que j’écrirais ça un jour !) et nous laisse déjà apercevoir les Dents d’Ambin.


Une petite pause s’impose pour, selon les envies, prendre une pâte de fruits, mettre de la crème solaire ou réserver des billets de train et c’est reparti pour une partie beaucoup plus plate dans le vallon pour rejoindre le lac Savine. Minimat, qui sort d’une mononucléose est en queue de peloton et commence une journée de calvaire.
Le pique-nique en bord de lac et la trempette des jambes lui redonnent du baume au cœur.




Intermède historique : c’est au bord de ce lac qu’Hannibal, avec ses armées et surtout ses fameux éléphants 🐘, aurait posé le camp, lors de la deuxième guerre punique en 218 av JC lors de sa traversée des Alpes pour gagner le Nord de l’Italie. Mais, les historiens ne sont pas tous d’accord et peut-être qu’on se « trompe »…
Mais, pas le temps de traîner : le ciel commence à se charger et les averses menacent. On prend quand même le temps de s’arrêter regarder trois petits bouquetins curieux qui traversent devant nous après le col Clapier qui marque notre entrée en Italie.
Sous le col, le chemin redescend légèrement pour longer un ruisseau, et nous choisissons évidemment la variante alpine pour rejoindre le refuge Vaccarone. Moins de photos de cette jolie portion marquée par une petite averse.

Puis, c’est l’ascension finale, courte mais raidasse (quasi 300m de dénivelé sur 800m de distance), avec quelques passages sécurisés par des cordes. Aucune difficulté en montée, à part la pente et quelques grandes marches. Ça doit être plus coton en descente. Minimat est en PLS donc nous l’attendons, notamment pour la dernière « cheminée » qui finit de l’achever !



Le refuge est enfin en vue et nous arrivons juste avant les averses. Le refuge Vaccarone accueille seulement une quinzaine de randonneurs donc nous sommes assez tranquilles pour profiter du copieux repas (mention spéciale à la généreuse soupe aux pâtes et légumineuses) et de cette première soirée sans foot depuis un mois !
