Kilimandjaro, c’est parti!

Après un long voyage en avion, peu de sommeil et une escale à Addis Abeba, j’arrive à Kilimandjaro Airport en début d’après-midi. Cette fois-ci, Agnès n’a pas pu venir et j’ai donc réservé ma semaine de vacances via Nomade Aventure. Après les formalités administratives (visa, vérification du passeport), je récupère mon sac à dos (ouf!) et retrouve les autres personnes du groupe.

Nous serons 8 à tenter l’ascension : 3 couples + moi + mon coloc temporaire, Benjamin qui arrivera un peu plus tard. Première bonne surprise : le guide qui nous accompagne, Abeid, est celui que nous avons vu dans le reportage de Faut pas rêver, la semaine dernière, et il a l’air plutôt cool.
Nous partons en minibus pour Arusha la principale ville du coin où nous passerons la première et la dernière nuit du séjour. Conduite à l’africaine à base de klaxon et d’appels de phares, tandis que nous longeons les plantations de café et de bananiers.
Je découvre avec grand plaisir que le principal animal de Tanzanie n’est pas le lion ou la girafe, mais l’âne! Puis, sensation un peu désagréable d’arriver dans un super hôtel avec bungalows et piscine alors que nous avons pris une route défoncée et que les maisons sont délabrées…

Bref, le lendemain, polé polé (doucement, doucement, comme on nous répète toutes les deux phrases ici), minibus direction Machame Gate (1800m) et le début de l’ascension avec un certain nombre d’arrêts en route pour récupérer des porteurs, acheter de l’eau, récupérer le guide,.. Mais, comme le dit le dicton : ici, un homme pressé est un homme mort. Alors, patientons!
Arrivés à la porte d’entrée du parc, tous les porteurs sont là (ils sont 26 rien que pour nous!) et récupèrent nos gros sacs en plus des tentes, de la nourriture et de leurs affaires.

Machame GatePorteurs à Machame GateLeurs sacs sont pesés et ne doivent pas dépasser 20 kg (+ leurs affaires personnelles). Et, quand on voit la tête des sacs, ça fait un peu peur sur l’état de leurs lombaires.

Mais, polé polé, on n’est pas encore partis même s’il est déjà 13h et que nous avons normalement 4-5h de marche. J’en connais qui auraient regardé leur montre plus d’une fois. On nous sert le repas (on est toujours pas partis…) et Thomas qui est végétarien est assez content de voir des pâtes au poulet. Bon, le cuisinier croyait que le poulet, ce n’était pas de la viande… On peut pas trop lui en vouloir, on fait bien de la viande de bœuf avec des chevaux.

14h, c’est enfin le départ pour la première étape qui va nous mener à Machame Hut à 3000m. Polé polé, rythme de sénateur où Vivian aurait pu poser des banderilles! Pour ma part, je suis les conseils de mes amis Baptiste et Pierrick qui ont déjà fait l’ascension et je me cale dans les pas lents du guide (en « suceur de roue » comme on dit dans le vélo). Certains se lassent et partent devant.
Il faut dire que l’étape est particulièrement inintéressante puisque c’est de la forêt tout le long. Sympa 5 minutes voire une heure mais rapidement lassant ! Et puis, en partant tard, on n’a pas tout perdu puisque la pluie fine fait son apparition… On notera quand même les fougères géantes, le lichen et de jolis oiseaux noirs au bout des plumes rouges, les tuparo.

Fougères géantesForêt et fougères géantesArrivée au camp vers 18h avec bassine d’eau chaude en guise de douche, pop corn au goûter et repas a la chandelle. Exactement comme sur le chemin de l’Inca.

Camp à Machame Hut (3000m)Le soir, briefing du guide sur l’étape du lendemain et petit point sur l’histoire de la Tanzanie. Première nuit pas trop fraîche mais pas la meilleure de ma vie quand même. Mais, je ne vais pas me plaindre quand on sait que Benjamin dort dans un vieux duvet et avec des fringues qui ont déjà fait pas mal d’ascensions puisque son sac est à Amsterdam!

Le debrief en vidéo :

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